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Mon interview sur Boursorama le 20.05.15

Réforme des collèges, instauration d’un quota de réfugiés, primaires à droite, relance de l’investissement public et privé, abus autour du CICE, sondages pour le PS à deux ans des élections présidentielles, congrès du PS, candidature de Manuel Valls en 2017… Je reviens sur l’actualité politique.

Ecorama du 20 mai, présenté par David Jacquot, sur Boursorama.com.

http://www.boursorama.com/actualites/henri-emmanuelli-ps-sur-l-optimisme-affiche-de-francois-hollande-en-prive-il-est-moins-optimiste-e5e4109b63f1968038b84fb7b2e905bb

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La loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques a une coloration sociale-libérale (dépêche AFP)

PARIS, 27 jan 2015 (AFP) – Le député Henri Emmanuelli, l’une des figures de l’aile gauche du PS, a jugé mardi que la « coloration social-libérale » du projet de loi Macron n’était pas « de nature à rassembler la gauche » et évoqué « très peu » de points positifs.

Dans ce projet de loi « pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques », dont l’examen a commencé lundi, il y a « une coloration idéologique sur le travail du dimanche qui me paraît malvenue, inconvenante », a notamment jugé cet ancien président de l’Assemblée nationale et ex-ministre. Il s’est aussi montré sévère sur un autre volet du texte, « l’assouplissement des conditions de licenciement ».

En outre, « les grandes réformes de structure progressistes n’y sont pas: la réforme fiscale, la retenue à la source, sont aux abonnés absents. Le changement d’assiette pour les cotisations sociales (…) n’y est pas non plus », a déclaré cet élu des Landes à l’AFP.

« Il y a des choses que je trouve intéressantes mais très peu: par exemple pour les entreprises en difficulté, les créanciers auront la possibilité de prendre la gouvernance », a ajouté celui qui préside le Commission de surveillance de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Globalement, « la coloration politique social-libérale de la loi Macron n’est pas de nature à rassembler la gauche » et le texte n’est « pas votable en l’état », pour ce député qui s’est abstenu sur la confiance au gouvernement Valls et sur plusieurs textes budgétaires.

Quant au ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, qui a travaillé dans le passé – comme M. Emmanuelli – à la banque Rothschild, « il est convaincu de ce qu’il fait mais je suis convaincu qu’il a une vision de la gauche un peu inversée », a dit le député socialiste.

M. Emmanuelli a aussi regretté « un débat encadré » avec « très peu de possibilités d’intervenir, de s’expliquer » et un examen « à marche forcée ». « J’ai rarement vu mener des débats au galop de cette manière », note ce parlementaire élu pour la première fois en 1978.

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La décision de la BCE de suspendre le régime de faveur dont bénéficiaient jusqu’alors les banques grecques est irresponsable (dépêche AFP)

PARIS, 5 fév 2015 (AFP) – Le député PS des Landes Henri Emmanuelli juge « absolument irresponsable » la décision de la Banque centrale européenne de suspendre le régime de faveur dont bénéficiaient jusqu’alors les banques grecques, ce qui risque de précipiter l’asphyxie financière de l’Etat grec.

« Je trouve absolument irresponsable la décision qu’a prise la Banque centrale européenne (mercredi) soir de ne pas alimenter les banques grecques. Je pense que la BCE joue avec le feu, à la fois quant à son existence, et puis aussi quant à la zone euro », a déclaré M. Emmanuelli, qui se situe à l’aile gauche du PS, sur RMC et BFMTV.

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé mercredi qu’elle avait décidé de priver les banques grecques d’une de leurs sources de financement, ce qui risque de précipiter l’asphyxie financière de l’Etat grec dont les nouveaux dirigeants tentent de renégocier la dette.

« Ca coûtera des centaines de milliards d’euros une fois de plus mais on les vaporisera pour maintenir l’orthodoxie. Il semblerait qu’il y ait en Europe des gens pour qui le catéchisme monétaire compte plus que la réalité. C’est ahurissant. Le peuple grec vient de voter. La solution au problème grec, tout le monde la connaît: si j’avais envie de plaisanter, je dirais qu’il faut renvoyer l’échéance aux calendes grecques », a poursuivi l’ancien président de l’Assemblée nationale.

« La Grèce a besoin qu’on l’aide à supporter sa dette. Cela passe à mon avis par un allongement (…) Ca passe aussi par un délai, comme on fait pour les entreprises quand on les aide », a également déclaré M. Emmanuelli.

Quant au Fonds monétaire international, qui a indiqué mercredi n’avoir eu aucune « discussion » avec la Grèce sur une renégociation de sa dette, « j’espère qu’il ne va pas être insensible à la parole de M. Obama et de quelques dirigeants européens ».

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Meeting de clotûre des universités de rentrée d’UN MONDE D’AVANCE

Retrouvez mon intervention aux universités de rentrée d’UN MONDE D’AVANCE le dimanche 5 octobre 2014.

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Mon interview dans SUD OUEST 09.10.14

« Sud_Ouest »._Ce week-end, à Vieux-Boucau, vous avez évoqué une « scission » au PS ?
Henri Emmanuelli. Si, à la tête du PS, certains s’imaginent qu’en jouant sur le calendrier ou l’exode des militants déçus, ils arriveront à imposer une ligne politique qui n’était ni celle du PS ni celle de la campagne présidentielle, ils se trompent : ils risquent une scission. Aujourd’hui, face à certaines propositions surprenantes du gouvernement, le silence du PS est assourdissant.

Appelez-vous à la création d’un autre parti qui regrouperait la gauche de la gauche ? Vous suivez plutôt Hamon qui dit qu’il faut rester au sein du PS ou Montebourg qui appelle à créer un autre parti ?
Je n’ai jamais cru à la thématique de « l’ailleurs » ou prôné la tactique du débordement par l’extérieur. Sarkozy, se souvenant de l’échec cuisant de Balladur l’a bien compris : il brigue la présidence de l’UMP.

Le congrès en juin, n’est-ce pas trop tard ?
J’aurais préféré cet automne. Maintenant, il faut viser Juin 2015. Mais on va nous expliquer qu’entre les cantonales et les régionales, ce n’est pas possible en repoussant la date au plus près de la présidentielle pour asphyxier le débat.

Vous y croyez ?
J’y crois assez peu. Mais il faut faire pression : d’où mon appel à créer des comités « Vive la gauche » dans toutes les fédérations.

Comment expliquer la position sociale libérale de Hollande ?
Une partie de la gauche, minoritaire a toujours été tentée par le social-libéralisme. Rocard, déjà, souhaitait une alliance avec le centre. Mais ce n’est ni la ligne du PS, ni l’attente des électeurs de gauche. On peut comprendre qu’il faille s’adapter à une situation, mais pas que l’on prenne le contre-pied de nos engagements. Il y aussi la pression de Bruxelles qui devient dangereuse, irresponsable et de surcroit erronée : pour réduire la dette, il faut un minimum de croissance et d’inflation. Sinon, on creuse le déficit et on ne réduit pas le chômage. C’est ce qu’avec d’autres, je ne cesse de répéter depuis 2012. La zone euro est en train d’entrer en déflation, mais à Bruxelles, on continue à parler de la dette. Alors que les taux ne cessent de baisser…

François Hollande vous a-t-il déçu ?
Je ne vais pas éviter la question mais ce n’est pas que je sois déçu ou pas : je ne comprends pas. J’ai de l’estime et de la sympathie pour lui après plus de trente ans de compagnonnage politique, mais je ne comprends pas toujours ses choix. Pourquoi tout miser sur la politique de l’offre alors que tout le monde sait que l’offre sans la demande, ça ne fonctionne pas ? Pourquoi laisser mettre en cause les 35 heures alors qu’aujourd’hui il est tout à fait possible de moduler les horaires dans un cadre annuel ? Pourquoi laisser dire que la compétitivité est d’abord un problème de cout de la main d’œuvre alors que 8 fois sur 10 c’est un problème de stratégie ou d’investissement ? Non, je ne comprends pas bien ce qui se passe…

Qu’avez-vous pensé de la nomination d’Emmanuel Macron à l’économie ?
C’est un garçon brillant et sympathique qui, avec Boris Valaud, nous a beaucoup aidés dans le dossier Gascogne. Il lui reste à acquérir un peu de pratique politique. Et c’est un social-libéral affiché, tenant d’une vision qui a beaucoup infiltré la social-démocratie européenne et qui a toujours terminé sa trajectoire sur le retour de la droite au pouvoir. Ils ont leur utilité, mais point trop n’en faut ! L’ambiguïté de leurs recettes n’est sans doute pas étrangères au thème de l’UMPS cher au FN…

Quelle est l’alternative à UMPS ?
Des politiques clairement identifiables et non pas l’ambiguïté permanente. 2017 ne sera pas 2002. Ce sera beaucoup plus dangereux. Les Français se tournent vers le FN par rejet de l’existant. Si la gauche veut être au second tour, il faut qu’elle soit rassemblée. Si on veut qu’elle soit rassemblée, il faut éviter les choix politiques qui la divisent !

Le retour de Sarkozy, est-ce une bonne nouvelle ?
C’est surréaliste. Ce monsieur a été président pendant 5 ans. On a vu ce qu’il sait faire et ce qu’il ne sait pas faire.

Qu’avez-vous pensé des « sans-dents » de François Hollande tel que rapporté par Valérie Trierweiler dans son livre ?
Je connais Hollande, ce n’est pas son genre.

Hésitez-vous toujours au sujet des Départementales ?
Je prendrai ma décision à la fin de l’année. Je passe par des moments de découragement mais en même temps, il y a une série de projets en route… Et si le département ne les porte pas dans les Landes, qui les porte ? Et si je ne les tire pas, qui va les tirer ? La gauche est en grand danger sur ces élections. Les « antis-tout » m’inquiètent et me remotivent en même temps! Entre celles et ceux qui m’ont assez vu et ceux qui m’encouragent à continuer le boulot, j’hésite…Je ne sais pas où est le curseur.
Le renouvellement aura lieu mais avec des vents aussi contraires, faut-il prendre des risques ? On va veiller à ne pas perdre ce département. D’autant plus qu’à la différence des cantonales passées, ce ne sera pas une simple formalité, mais un combat.

Geneviève Darrieussecq pourrait y aller, qu’en pensez-vous ?
Je n’y crois pas trop. Je la vois plutôt à la Région.

Avec son frère, secrétaire départemental de l’UMP, l’union du centre et de la droite est-elle plus facile ?
Je ne suis pas certain qu’un clan familial soit le meilleur antidote au supposé « système » Emmanuelli régulièrement brandi par la droite à défaut de pouvoir trouver d’autres sujets de critiques.
Notre stratégie à nous, c’est de rassembler la gauche, ce que nous avons toujours fait bien que nous soyons majoritaires à nous seuls.
Avec les Verts, il est difficile de trouver un interlocuteur. Et leur opposition à tous les projets est très problématique. Mon souhait reste que ce département avance.

Sera-t-il difficile de trouver quinze femmes ?
Non, ça ne pose aucun problème.

Vous avez évoqué des projets en cours, quels sont les plus cruciaux à venir ?
Quatre projets sont particulièrement importants pour l’avenir des Landes : le renforcement de la destination golfique par le projet de Tosse, le renforcement de la destination Surf par le projet de vague artificielle incluse dans un vaste projet nautique, la zone d’activités Agrolandes pour le développement de notre filière agro-alimentaire et une structure innovante pour la maladie d’Alzheimer dont nous avons visité le prototype en Hollande. Un village entièrement fait et dédié aux personnes atteintes de cette terrible maladie et où ils peuvent conserver une vie sociale. Je sur-réagis parfois à certaines oppositions mais c’est tellement difficile aujourd’hui de créer des projets et de les faire avancer._Et on vit les freins comme une blessure. Il y a ceux qui tirent comme une mule et ceux qui empêcheraient la charrue d’avancer ? Or il faut aller de l’avant : dans le monde ou nous vivons ceux qui n’avancent pas reculent. Et il y a près de 20 000 chômeurs qui attendent, dont beaucoup de jeunes.

Après les départementales en mars, il y aura les régionales en décembre…
Ces élections-là seront plus politisées que les cantonales. Notre région n’est pas la plus exposée mais si les départementales seront difficiles, les régionales seront très difficiles. Je suis un peu inquiet de ce régionalisme qui monte, il y a comme un relent de France sous l’Ancien régime. Ça peut avoir du bon mais ça peut déboucher sur des choses plus inquiétantes.

Propos recueillis par Audrey Ludwig et Jean-François Renaut

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Retrouvez mon intervention à La Rochelle pour « Vive la Gauche ! » (vidéo Youtube)

Mon intervention à la Rochelle pour Vive la Gauche

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Mon interview dans Le Parisien « Oui, le PS risque d’éclater » 31.08.2014

Dans quel état d’esprit êtes-vous en cette rentrée ?

Henri Emmanuelli. Affligé ! Profiter de la difficulté de la situation pour ajouter à la crise économique une offensive politique idéologique sur le thème du social-libéralisme, c’est un abus de situation inconvenant de la part du Premier ministre.Il sait parfaitement que ce n’est ni la ligne ni la culture des socialistes, ni celle des votants de la primaire ou de la présidentielle. Le social-libéralisme, c’est l’idiot utile de la droite. Partout où il a sévi, la droite est confortablement installée et les inégalités remontent en flèche, ce qui nourrit les partis extrêmes.

Montebourg et Hamon ne sont-ils pas allés trop loin à Frangy ?

Si vous me demandez si je trouve qu’ils ont été habiles, j’ai déjà dit publiquement que non. La méthode n’était pas acceptable. Mais il y a aussi des députés qui essayent d’expliquer à l’exécutif que les solutions retenues ne sont pas les bonnes. Les aides globales et non ciblées du CICE aux entreprises, cela se traduit aussi par des augmentations de 30 % des dividendes, alors que l’investissement et les salaires restent plats. Le vrai problème, sur la compétitivité, c’est que l’Allemagne a choisi l’investissement, l’innovation et la qualité, alors qu’en France on a joué les prix et les dividendes.

Etait-il pertinent d’attaquer Emmanuel Macron, le nouveau ministre de l’Economie, sur son passé de banquier chez Rothschild alors que vous avez un parcours similaire ?

J’étais directeur adjoint, salarié, lui associé gérant. La paye n’est pas la même… Sur un plan personnel j’aime bien Emmanuel, c’est un garçon brillant et sympathique. Sur le plan politique, il est social-libéral et je vous ai dit ce que je pense de cette position qui se targue de modernité pour justifier la régression sociale.

On ne doit pas toucher aux 35 heures ?

C’est déjà possible. Dans une entreprise, si les syndicats sont d’accord, on peut moduler la durée du temps de travail. Ce que beaucoup ont dans la tête, c’est la revanche politique. Le vrai problème est ailleurs ! J’insiste : les dividendes représentent dans les profits nets, en France, près de trois fois plus que les dépenses d’investissement. Si Manuel Valls veut un débat sur le sujet, j’y suis prêt.

Voterez-vous la confiance au Premier ministre ?

Je ne souhaite pas l’affrontement et ne suis pas pour l’échec de la gauche. Mais je constate que le Premier ministre, lui, est dans l’affrontement et il doit cesser les provocations inutiles. J’ai du mal à comprendre que le président le laisse faire. Le centenaire de Jaurès mérite mieux que l’organisation des funérailles de la gauche.

Si vous n’êtes pas entendu, le PS peut-il se casser en deux ?

Si la tentative de passage en force des sociaux-libéraux s’appuyant sur l’exécutif contre le parti continue, alors oui, le PS risque d’éclater.

 

Le lien vers le site du Parisien : http://www.leparisien.fr/politique/henri-emmanuelli-oui-le-ps-risque-d-eclater-31-08-2014-4099427.php

 

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Interview d’Henri Emmanuelli – Bourdin Direct

J’étais l’invité de Jean-Jacques Bourdin ce 1er avril. Retrouvez ci-dessous l’intégralité de mon interview.

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Le prix de la confiance

PhotoHE Sans surprise, les français attendent prioritairement du nouveau gouvernement une amélioration de la situation de l’emploi. Dans les mois qui viennent, beaucoup dépendra donc de la nature et du contenu du pacte de responsabilité, proposé par le Président de la République et que le nouveau gouvernement devra mettre en œuvre. A l’évidence, la courbe du chômage est tributaire du taux de croissance. Il n’y aura pas d’inversion de la courbe du chômage si la croissance reste inférieure a 1,8% dans notre pays. Pour obtenir ce taux de croissance nécessaire plusieurs voies peuvent être choisies.  Read more »

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Le Parti socialiste n’existe plus!

MédiapartDéputé et président du conseil général des Landes, également président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations, Henri Emmanuelli, l’une des grandes voix de l’aile gauche du Parti socialiste, dit les vives inquiétudes que lui inspire la situation politique au lendemain des élections municipales, à l’occasion d’un entretien avec Mediapart pour l’émission Objections.
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