La politique dite d’ouverture n’a qu’un seul objectif : brouiller les cartes et troubler l’électorat de gauche. C’est d’autant plus vrai que le Président de la République et l’UMP paraissent être dans une mauvaise passe électorale.
En revanche, de cette prétendue ouverture on ne trouve jamais la moindre trace lorsqu’il s’agit des décisions politiques effectives.
C’est pourquoi je regrette la décision de mon ami Didier Migaud d’avoir accepté cette nomination. Je le lui ai dis lorsqu’il m’en a informé une demi heure avant qu’elle ne soit publique.
Henri Emmanuelli, député socialiste des Landes, et ancien ministre du Budget, est revenu ce matin sur la situation de la Grèce, au bord du gouffre financier. Pour lui, ce serait bien le rôle de l’Europe que de voler au secours de ce pays-membre. Mais, celle-ci reste en deçà : "il lui manque une politique budgétaire fédérale". "On touche là les limites de l’Europe, dit-il, en faisant le minimum-minimum, pour la Grèce".
Communiqué de presse. Après avoir déclenché une crise financière et économique majeure, les milieux financiers spéculent aujourd’hui -à travers la monnaie- sur les Etats qui se sont affaiblis en se portant à leur secours.
Cette situation est totalement inacceptable et témoigne de la faiblesse, voire de l’inexistence, des nouvelles régulations qui avaient été promises aux contribuables, au coeur de la crise.
La « supervision renforcée » promise n’est toujours pas en vigueur. Il est urgent que les pouvoirs publics se donnent les moyens d’enrayer cette mécanique infernale dont les contribuables des pays concernés seront, in fine, les victimes.
Le rodomontades verbales ne suffisent pas. Il est temps de passer aux actes.
Tribune de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli
En France, la retraite tend à n’être plus considérée comme un nouvel âge de la vie libéré du travail, mais comme une entrée en précarité. Avec une constance et une pugnacité exemplaires, la droite et le MEDEF mettent en scène cette dramatisation qui engendre chez les salariés, notamment chez les plus jeunes, un manque de confiance grandissant envers notre système de retraite par répartition. Un système auquel les mêmes salariés se déclarent pourtant fortement attachés, comme d’ailleurs à toutes les autres formes de solidarité.
Monsieur Sarkozy voulait modifier le capitalisme : à la lumière du montant et des modalités de la rémunération de Monsieur Proglio, on comprend mieux cet engagement qui avait pu surprendre.
Cela veut dire que, pour les amis du prince, il n’y a plus de frontière entre privé et public, entre intérêt général et intérêts privés. Cela veut dire aussi qu’il n’y a plus de limite à l’indécence.
Il faut avoir une très haute opinion de soi-même pour estimer que l’on vaut, à soi seul, plus de 200 smicards.
La droite nous avait prévenus qu’elle est décomplexée... Cela se mesure désormais. Mais, c’est la République qui va payer le prix fort.