Aux problèmes dangereux que génèrent les contraintes de la mondialisation et les conséquences de la pression migratoire, la France superpose une crise politique sérieuse. Une crise qui alourdit l’atmosphère au point de la rendre délétère. Une blessure profonde qui nourrit le désarroi, palpable, de nos concitoyens.
Le mépris du principe de responsabilité politique, sans lequel toute démocratie représentative perd sa véritable légitimité, en est la cause principale. Bafouer ce principe, refuser que tout vote ait des conséquences réelles et visibles, c’est bafouer le peuple, seul véritable détenteur légitime du pouvoir. C’est manquer du respect le plus élémentaire envers les individus qui en sont les dépositaires, justifier le sentiment si largement répandu dans notre pays, désormais, que l’avis des citoyennes et des citoyens n’est plus pris en compte, que non seulement leurs votes sont inutiles mais qu’en plus on se moque d’eux. Ignorer ce fondement, c’est alimenter le « rejet du système » qui concerne aujourd’hui, entre le vote protestataire et l’abstention, plus de la moitié du corps électoral. C’est nourrir la tentation des extrêmes, ouvrir toutes grandes les portes de la démagogie et d’un aventurisme dont nul ne sait s’il s’achèvera dans le drame ou le ridicule.
Comment en est-on arrivé là ?
A l’évidence, l’ambiguïté originelle de nos institutions a permis à nos mauvais penchants de s’y établir et d’y prospérer. Il en résulte un dévoiement insupportable de la pratique politique par rapport à ce que devrait être la mise en œuvre permanente de ce principe de responsabilité.
Tout a commencé par la fameuse cohabitation dont Valéry Giscard d’Estaing avait laissé entrevoir la perspective dès 1978. François Mitterrand s’y est réfugié à deux reprises à la fin de ses deux septennats. Jacques Chirac, lui, s’y est installé sans vergogne dès le début de son premier septennat, après une dissolution qu’il avait lui-même décrétée !
Curieusement, cette aberration juridique et politique, qui consiste à opposer chronologiquement le suffrage universel à lui-même, à superposer deux légitimités successives s’exerçant concomitamment, à limiter la portée du choix du jour au nom du choix d’hier, a été plébiscitée par une France paradoxale. Une France où la force du clivage gauche-droite, très conceptualisé, n’a d’égal que l’aspiration récurrente et fantasmatique à un dépassement de ce clivage dans un hypothétique « Gouvernement d’Union Nationale ». Lequel synthétise, pèle mêle, la nostalgie honnie de l’unité organique monarchique, la tentation Saint-simonienne du gouvernement des sages, aujourd’hui relayée par le « cercle de la raison », et… l’aspiration au repos du guerrier !
Tout s’est poursuivi par une relativisation croissante de la prise en compte du Suffrage Universel. Aux cotés du scrutin-roi de l’élection présidentielle, les autres ont été progressivement dévalorisés : scrutin législatif, considéré comme second dans le cadre de cohabitations où le monarque républicain restait en charge de l’essentiel, avec « son domaine réservé » comme appartement politique privé ; scrutins dits locaux, comme si l’ensemble du corps électoral n’était pas convoqué aux urnes, comme si le souverain avait ses grandes et ses petites sorties, comme si ce souverain pouvait être consulté sans risques et sans conséquences.
Non contents d’ignorer le principe de responsabilité, politologues, éditorialistes et responsables politiques l’ont théorisé ! On a inventé « le caractère mineur de ces consultations », forcément entachées « d’intentions protestataires » ou « de considérations n’ayant rien à voir avec le sujet » ! On a glosé sur les « votes défouloirs », les « votes par défaut ». Sans compter le travail savant de sape mené par les héritiers inavoués du suffrage censitaire, restés plus que méfiants envers le peuple souverain, qui n’ont eu de cesse d’opposer la démocratie selon Montesquieu - lequel était monarchiste - à la démocratie selon Rousseau. Bref, le choix éclairé des élites à l’ignorance du peuple !
Ce processus de dévoiement ne date pas d’hier. Mais force est de constater que, dans la dernière décennie, il s’est dangereusement accéléré.
Après avoir dissout l’Assemblée nationale en 1997 pour convenance personnelle, le président désavoué en a tiré pour seule conclusion qu’il pouvait se maintenir au pouvoir pour une cohabitation de 5 ans. Où il est devenu un chef de l’opposition, élu au suffrage universel, chef des forces armées et garant des institutions ! Au pays d’Abélard, de Diderot, de Voltaire et de Rousseau, c’est aberrant ! Pas étonnant que le chancelier d’Allemagne ait exprimé un jour, avec des mots choisis, sa difficulté à comprendre notre système. Pas étonnant non plus, dans ces conditions, qu’aujourd’hui, le Numéro 2 du gouvernement, ministre d’Etat, président du parti sans le soutien duquel le gouvernement ne pourrait exister, puisse se prétendre « en rupture » avec l’action de ce gouvernement ! Qu’il puisse, somme toute, faisant mentir Descartes, marcher dans la rue tout en se regardant passer depuis une fenêtre, sans que la fine fleur de notre pensée nationale ne trouve rien de sérieux à y redire ! Comme si le « f… de gueule » était devenu une des spécificités principales du modèle français.
21 avril 2002 : une configuration électorale inédite exclut du second tour la moitié politique du corps électoral. On exploite l’accident en lui opposant les risques d’une cohabitation devenue, soudain, néfaste à tous égards. On ne tire aucune conséquence de ces 82% de voix dont plus de la moitié étaient de gauche.
2004 : le peuple de gauche vote en masse, la majorité subit une défaite sans précédent dans nos annales. M. Raffarin demeure. Trois mois plus tard, la majorité perd à nouveau les élections européennes. Le monarque et son premier ministre n’en n’ont cure !
2005 enfin : le monarque convoque le peuple sur un sujet majeur pour son avenir. Au terme d’un débat passionné, intense, profond, le peuple le désavoue sans ambiguïté en lui répondant massivement Non. Il n’en tire pour conséquence que le droit de lui infliger son maire du palais, vierge de toute confrontation avec les urnes, comme premier ministre.
Les urnes s’expriment, le monarque républicain reste sourd. La rue gronde et l’emporte, refusant le démantèlement du code du travail sur le CPE, texte sur lequel le premier ministre et le Président s’étaient fortement engagés, peu importe.
Le Numéro 1 et le Numéro 2 du gouvernement s’écharpent sur la place publique à l’occasion d’une affaire glauque : rien n’y fait. Les maîtres du moment s’accrochent, dans l’attente d’une remontée des sondages à l’occasion des vacances. C’est bien connu : après la pluie vient le beau temps.
Est-ce à dire que dans d’autres secteurs, les choses seraient plus limpides ? Pas du tout.
Dans les partis d’opposition, les leaders désavoués par le suffrage universel restent en place. Les battus du suffrage universel y préparent des jours meilleurs, quand ils n’ont pu faire l’objet d’un « transfert » opportun de circonscription. Et leur notoriété n’en souffre pas, car il y a belle lurette que le système d’information n’accorde plus la moindre importance à la qualité de battu ou de réélu. Au contraire, être réélu aurait tendance à devenir une tare.
Le phénomène est-il circonscrit à la sphère politique ? Hélas non : les français, stupéfaits mais peut être pas résignés, constatent régulièrement que les grands chefs d’entreprises limogés empochent des indemnités dont la conversion en années de travail du salaire moyen nécessite l’utilisation d’une machine à calculer.
La phrase malheureuse, « responsable mais pas coupable », a fait beaucoup jaser. Elle est pourtant moins scandaleuse que la vérité dont elle n’est pas l’inverse : la vérité, c’est que dans notre pays, si l’on n’est pas coupable au sens où l’entend le code pénal, on ne se considère pas comme responsable. Ce qui explique que l’opinion soit si avide de coupables !
Tout ceci se traduit dans la réalité quotidienne par une réponse simple des femmes et des hommes, à laquelle je me heurte régulièrement, lorsque je leur demande leur opinion sur un sujet d’actualité : « Mon avis ? Oh vous savez, pour ce que ça compte ». Tout est dit ! Tellement dit et redit que l’on serait en droit de s’étonner, non pas du chiffre de l’abstention, mais plutôt de celui de la participation.
Tout ceci explique aussi l’engouement pour le thème de « la proximité » ou pour celui de la démocratie participative aux contours et aux mécanismes indéfinis.
La campagne présidentielle qui s’annonce doit être l’occasion de dire haut et fort que cette situation ne peut plus durer si l’on veut éviter à notre pays, sous une forme ou sous une autre, une thrombose démocratique.
Certes, le projet des socialistes aborde la question. Mais convenons que sur ce sujet, il s’avère bien timide. Il ne suffit pas de dire que l’on se dit partisan d’une république parlementaire. Ou de parler de la responsabilité pénale du chef de l’Etat, question bien étroite par rapport au sujet plus vaste et plus essentiel de la mise en œuvre de la responsabilité politique. Prenons les engagements nécessaires devant le pays pour changer, plus encore que les institutions, la pratique politique, les comportements politiques.
Pour ma part, j’attends de celle ou de celui qui briguera la fonction présidentielle en notre nom l’engagement solennel de respecter le suffrage universel. Et que cet engagement se traduira dans des actes :
Par le refus annoncé de toute forme de cohabitation en cas de dissolution et la répudiation de la théorie du domaine réservé qui n’existe pas dans la constitution.
Par l’engagement d’engager sa responsabilité sur tout référendum ayant lieu à son initiative.
Par l’engagement d’exiger du gouvernement qu’il sollicite la confiance du parlement chaque fois que des événements électoraux ou des revers importants auront pu jeter un doute sur sa légitimité.
Par l’engagement de respecter la constitution en exigeant du gouvernement qu’il sollicite l’autorisation du parlement pour engager nos forces armées à l’extérieur de nos frontières
Par l’engagement d’exiger de tout ministre battu par le suffrage universel qu’il quitte ses fonctions.
Par l’engagement de ne plus tolérer à l’Assemblée Nationale, élue au suffrage universel, « des débats sans vote » qui sont la négation même du parlementarisme.
Par l’engagement de fixer des règles strictes à ce qu’il est convenu d’appeler « le pantouflage »
La liste n’est pas close tant la dérive est grave. Mais restaurer l’esprit démocratique ne posera pas de problème d’imagination à toute personne animée par les soucis de rendre le pouvoir au peuple qui le lui a confié.
Jeune prof, j’ai adhéré au PS pour soutenir la candidature de Ségolène Royal, qui incarnait à mes yeux le renouveau et la modernité. Depuis, ses propositions (suppression de la carte scolaire, vigile dans la classe, sélection des enseignants par le chef d’établissement) m’ont fait réfléchir à mon choix. Je dois dire que la vidéo ci-dessous, dans laquelle elle exprime un certain mépris à l’égard des profs (et des syndicats !) et propose d’introduire les 35h au collège, a définitivement refroidi mon ségolisme :
Le 16 novembre, je ne sais pas encore pour qui je voterai, mais il est certain je ne voterai pas pour Ségolène Royal.
Pour ma part, j’attends de celle ou de celui qui briguera la fonction présidentielle en notre nom l’engagement solennel de respecter le suffrage universel. Et que cet engagement se traduira dans des actes
Par l’engagement d’exiger de tout ministre battu par le suffrage universel qu’il quitte ses fonctions.
»
La liste n’est pas close tant la dérive est grave. Mais restaurer l’esprit démocratique ne posera pas de problème d’imagination à toute personne animée par les soucis de rendre le pouvoir au peuple ui le lui a confié.
je trouve la propositions trop rigide.
En fait peu importe la liste, un petit ne sera jamais à la hauteur il faut juste trouver un grand Président. je suis entièrement d’accord.
Dominique Strauss-Kahn « appelle la gauche à dire la vérité aux Français... »
Les Français et les Françaises sauront apprécier un discours de vérité qui permettra d’aborder les problèmes de fonds qui les intéressent, comme par exemple celui de la corruption.
Il est bon de rappeler l’état des lieux de la corruption en France tel qu’il a été évalué par l’Institut des Affaires Economiques (Institut of Economic Affairs / London) le 22 juin 2006.
Cet Institut estime que la France est le plus corrompu des pays industrialisés.
Le classement s’établit en médailles d’or, d’argent de bronze :
France : 4 médailles d’or !...
Japon : 3 médailles d’or !...
Italie : 2 médailles d’or !...
UK : 3 médailles de bronze !...
Il faut avouer que la lutte a été très serrée avec les Japonais et les Italiens, mais nous sommes les vainqueurs !!!!.... A vrai dire, il est possible que l’année prochaine nous aurons encore plus de médailles d’or, et peut-être même un « Special Award ! »... pour un détournement de fonds publics très important.
Afin d’en savoir plus, je vous recommande le Blog « l’UMP et la formation humaine des jeunes » que je viens de créer et qui est, d’abord, un lieu de réflexion sur les possibilités de formation des jeunes par la navigation, en équipage, à bord de grands voiliers (c’est le projet Euroclippers) , la traversée de déserts à cheval, la course en haute montagne…
Mais, il relate aussi un détournement de fonds publics considérable, de 3,5 milliards de dollars, des indemnités de la guerre du Golfe, qui, s’il est confirmé, va poser quelques problèmes pour la présidentielle…
Vous pouvez consulter ce Blog, qui a déjà retenu l’attention de nombreuses personnalités, sur :
http://euroclippers.typepad.fr/
Bonne lecture.
Jean-Charles Duboc
Nous sommes extrémement déçus par votre position depuis le dépôt des candidatures du PS. Aucun engagement de votre part pour un candidat pénalise tout le vrai courant de gauche du PS. Cette absence de position claire permet l’éclosion de propositions complètement dévastratrices. Il sera trop tard,le mal sera fait, surtout au sein du PS,qui ne pourra qu’exploser. Les Français nous observent......
“Le contrat se substituera à la loi” a promis mardi soir sur LCP Ségolène Royal. C’est exactement la même chose que ce que réclame Mme PARISOT (la Mme THATCHER du MEDEF) qui réclame qu’on supprime la « durée légale du travail » et qu’on « laisse faire les partenaires sociaux » (autre variante de la liberté du renard dans le poulailler) !
Cher Henri, Les français ont repris la parôle le 29 mai, certains voudraient la leurs reprendre d’une maniére detournée il est temps de s’engager avant une nouvelle catastrophe à la 21 avril.
Cher Heni, chers camarades,
Tout à fait d’accord sur la nécessité de redonner une vraie crédibilité à la parole du Politique, à la nécessité de respecter à nouveau le citoyen électeur, et bien sûr, La condition indispensable, la mise en pratique de la responsabilité politique de son action, c.à.d, soit une rectification de l’action politique après un désaveu électoral, soit si ce désaveu est une « claque » électorale, la Démission.
Une decentralisation active:nation,région,commune et c’est tout ! sera l’avénement d’une vraie 6eme république,un réequilibrage en faveur de tissus économiques régionnaux en y englobant les facs est indispensable pour combattre ce pouvoir jacobin médiatico-politico parisien,je fais confiance à nos présidents de région ,à nos élus locaux pour agir plus rapidement et efficacement sur le terrain sinon le fléau de la monarchie parisienne continuera à sévir aux gré de ses alcôves,le temps est venu de prendre nos destins en main sans se défausser lachement vers l’état ou l’europe,la péréquation consistera à ne plus alimenter fiscalement toutes les usines à gaz parisiennes
Pour information la rumeur selon laquelle la fédération des Landes ferait campagne est totalement fausse. Le premier secrétaire fédéral fait partie des 10 fédéraux à avoir dit qu’il ne prendrait pas position.
Cher camarade Emmanuelli, encore une fois je me sens à l’aise dans la lecture de tes reflexions. Et ce n’est point flagornerie ; pour preuve je n’ai pas accepter la synthèse et j’ai rejoins FMDS...
En effet, il me semble d’une part que ce que tu dis est juste et sensé et que d’autre part il est clairvoyant de le dire car notre actualité à tous est incertaine et grave.
Je voudrais juste apporter ma reflexion qui va dans le même sens mais qui apporte (je l’espère) un autre élément qui m’apparait crucial.
A écouter - comme tu l’as fais - ce que disent les français (mais on pourrait aussi bien écouter les autres), citoyens du quotidien de notre société, et ce que disent aussi nos élites (quelqu’elles soient), une perte de repères semble évidente ! Il y a une errance identitaire qui est du, selon moi, à une grave crise culturelle qui n’est ni annexe de la situation ni nouvelle marotte contestataire. Malraux nous l’avait prédit...
Alors ? Quand rendrons-nous compte que nous nous sommes laissé aller dans un marasme où le moindre aspect culturel a été sacrifié sur l’autel de la médiacratie, au profit d’une uniformisation scélérate propice aux exacerbations extremistes !
Il faut à mon avis rétablir une conscience collective dans un travail de construction identitaire où une politique en harmonie avec le quotidien du peuple se mêlera à un nivellement culturel de celui-ci par le haut !
Et ce ne sera en aucun cas les projets de démocratie participative - illusoire dans une V° République - que nous propose Royal qui pourront le permettre ! Oui à une VI° République ! Mais non à des pratiques technocratiques et au démembrement des appareils politique, démocratique et citoyen ! Le socialisme est une culture, la Gauche l’est aussi. Ne décevons pas ceux d’entre nous qui aspirent à leurs renouveaux !
Alors, je le dis, nous, socialistes devont faire montre de courage et de militantisme. Soutenir Fabius l’est !
A bon entendeur, salut.
Amitiés Socialistes ! (Alternative Socialiste... )
Cher Henri,
je me souviens à Toulouse(projet socialiste) lorsque tu fis de l’humour en disant : Cher François, fais taire les "éléphants"...Tu t’es retourné pour le regarder , il était assis derrière toi, et tu as ajouté "et la gazelle aussi !".La salle s’est levée pour t’applaudir, moi un des premiers. Que de chemin parcouru depuis. Je ne suis plus le même socialiste. Celui qui a dit « oui » au TCE car c’était la ligne du parti,celui qui croyais à la vision proposée par nos dirigeants du BN,celui qui se croyait armé contre toute attaque contre le PS fort de la conviction que chez nous c’était différent des autres ,chez nous c’était propre.
Je m’exprime depuis assez longtemps sur le net ,d’ailleurs je ne me cache pas derrière un pseudo,pour que l’on sache que je suis un vrai Jospinien fidèle et convaincu. Mon blog en témoigne. Cela ne m’empêche pas d’apprécier d’autres personnalités.
Mais cher Henri, nous arrivons à un nouvel embranchement. Il est la résultante d’un mauvais diagnostic pour le TCE. Je parle du oui. Puis d’une hasardeuse appréciation des effets du militantismes sur le net , puis la considération des éléments externes du nouveau miracle de la démocratie participative,puis la dualité du chef de notre parti en même temps chef de famille ,de la double campagne au prix d’une pour Ségolène, des menaces au plus grand des socialistes aujourd’hui, Jospin,et enfin sa mise à l’écart qui met aux abonnés absents tous les militants jospinistes.
Oui cher Henri,dont j’aime ses mouvements de baroud ;rendre la parole aux français,c’est tellement un devoir de la part de ceux qui ont le pouvoir, mais aussi rendre la parole aux militants .On le dit si souvent que ça me fait pense à l’insécurité de Sarkozy. On le répète,à chaque fois que les élections arrivent. Voila une des raisons de l’érosion de la crédibilité des hommes politiques. Une raison de division du parti. Qui est le plus désintéressé d’entre nous pour redonner de la fierté au PS ?
Très cordialement Manuel Navarro Militant socialiste. haute Garonne
Henry, j’ étais de ceux qui t’ ont fait une standing ovation ce soir là à Fouras aux universités de 2004. Tu t’ en souviens surement. Mais, au congrès du Mans, ma déception a été à la hauteur de mon enthousiasme passé. Elle a largement contribué à ma démotivation totale vis à vis du PS. Un PS qui n’ aurait plus de socialiste que le nom, n’ est pas un risque, Dontaine, mais déjà une réalité. Les seuls survivants socialistes du PS sont à FMDS. C’ est le dernier village gaulois, mais qui n’ a plus de potion magique...
salut,
Y’a une rumeur, non fondée je l’espère, qui court en ce momoent dans les couloirs du PS... cette rumeur répand que la Fédé des Landes ferait campagne pour Ségolène !
est ce une info ou de l’intox ?
Bjr,depuis 30 ans militante syndicaliste,politique au PS, elue, adjointe a l action sociale ds une commune(ville nouvelle) de la banlieue Lyonnaise, j ai arrete, fatiguee de me battre et voir tjrs aytant de familles en difficulte, fatiguee de voir la violence se developper malgre le dialogue avec les familles les jeunes...puis je me suis retiree, desesperee par l impuissance face a cette situation figee..le pouvoir existe t il encore face au pouvoir de l argent ???Je n ai pas fait le pas de voter pr la droite au 2em tour,la suite m a donne raison....Aujourd hui je n ai plus en vie de voter, j ai l impression d etre seule ,encore, à croire aux valeurs de GAUCHE.....
OK henry mais tout ca c’est bien beau et surtout un peu vain ! Si tu ne te décides pas très vite en faveur de la gauche du parti, donc de fabius, je ne vois pas comment la situation que tu décris puisse changer ... Je ne comprends pas comment il est possible que tu n’aies pas encore rejoint le regroupement de toute la gauche autour de Fabius ! A jouer trop fin et à trop faire la fine bouche, dans 6 semaines nous aurons un parti qui n’aura plus de socialiste que le nom ....
Henri, c’est toujours difficile de sortir d’une impasse ! L’article que je viens de lire n’est pas à la hauteur ! Les milliers de personnes qui sont aujourd’hui en difficulté dans notre pays se moquent des engagements que tu demandes aux candidats. Elles veulent simplement mieux vivre. Tes préoccupations sont celles d’un député pas celles d’une femme seule qui doit élevé deux enfants et ne sait plus comment faire !
Alors peut-être que la crise politique est lourde mais la majorité de la population cherche à résoudre d’autres problèmes que ceux que tu évoques ! NPS n’a pas su défendre ses positions politiques en proposant qu’un candidat à la candidature porte son orientation, conséquence chacun d’entre nous soutient sur la base d’un raisonnement stratégique un des candidats ! A St Nazaire, ton appel à F. Hollande pour qu’il se porte candidat était ridicule...mais quand on arrive à un tel constat d’échec, il ne reste plus que les pirouettes ! Soyons clair : l’échec est celui de toute la direction de NPS (et sans doute de tous ses militants, puisque nous n’avons pas rué dans les brancard). Dans l’esprit de ton texte ci-dessus , la direction devrait démissionner ! Amicalement
Rendre la parole aux Français, passe d’abord par respecter celle des socialistes et leur décision prise majoritairement. Henri quand tu écris "C’est manquer du respect le plus élémentaire envers les individus qui en sont les dépositaires, justifier le sentiment si largement répandu dans notre pays, désormais, que l’avis des citoyennes et des citoyens n’est plus pris en compte, que non seulement leurs votes sont inutiles mais qu’en plus on se moque d’eux, ne crois-tu pas que c’est ce qui s’est passé lors d’un vote interne des socialistes sur lequel certains se sont assis dessus ?
Cher henri, Je suis un de tes fidèles, et je partages presque toujours tes analyses et tes points de vue. Mais cette fois, je vais être le "vilain petit canard". Je vais voter Ségolène. Pourquoi ? Je suis retraité, je n’attend plus rien pour moi, mais j’ai un fils ouvrier qui a tout à craindre d’un Sarkozy. J’aurais préféré voter pour un des notres au 1er tour, mais nous n’avons pas de candidat. Je vais donc, à défaut, voter Ségolène qui n’est pas ma tasse de thé mais qui peut faire échouer Sarkosy. Ou alors, créons notre propre parti, de gauche non communiste, mais pas social démocrate. Il faut faire front à l’ultra libéralisme. Amicalement. Yvan
Pour "rendre la parole aux Français", le mieux n’est-il pas de poursuivre le dialogue citoyen renoué lors du débat sur le traité constitutionnel européen. Par leur choix courageux de l’époque, Laurent FABIUS et Henri EMMANUELLI (entre autres) ont permis au PS de ne pas couper les ponts avec la majorité de son électorat et, même, de renouer les liens rompus en 2002 par "mon programme n’est pas un programme socialiste". Il est urgent d’aller au bout de cette logique et qu’Henri EMMANUELLI se déclare nettement en faveur de la seule candidature à même de garder cette partie de l’électorat dans le "giron" du PS : celle de Laurent FABIUS.
Thierry PONTILLON (section de Suresnes)
Bonjour camarade ! J’ai comme l’impression et la sensation ( ce qui est beaucoup dire car je ne fais pas appel aux neurones) que tu as fait une "merveilleuse autocritique" ( un vrai texte de fond) De plus on y voit ton engagement et ta reflexion pour le ou la candidatre PS aux présidentielles !! Tout cela te rend courageux et on espère beaucoup d’AS. @+ Ch.(94)
Henri, commence par libérer ta propre parole !
Pourquoi refuses-tu de t’engager clairement, aux côtés de Fabius, pour défendre la ligne de gauche au PS ?
Le PS a besoin de toi pour sauver ses valeurs.
Tu ne peux pas rester silencieux alors qu’il y a péril en la demeure.
Des proches de toi, comme Michel Vergnier, l’ont déjà fait. Qu’attends-tu ?
Demain, il sera trop tard...
M. Emmanuelli, je ne peux qu’être d’accord avec vous mais je voudrais comprendre le rôle de ce nouveau parti socialiste dont vous êtes un des fers de lance. Que peut-il espérer changer dans le parti socialiste qui se dirige tout dt (que ce soit avec Royal qui fait du populisme de gauche, Strauskan qui est quasiement de droite, ou Fabius qu’on ne peut croire à gauche de la gauche)vers une gauche à l’américaine ? Vous avez choisi de rester dans le giron de la maison mère, je ne crois pas que ce soit un bon choix car vous allez vous y noyer. Alors que tant de gens à gauche de la gauche (altermondialistes, écologistes,adhérents de mouvements citoyens) auraient besoin d’aides précieuses comme la votre... Je pense que vous finissez votre carrière politique en passant à côté de qqchose de grand. D’autre part, alors que l’on a tendance à dire que vous êtes un homme de convictions, je suis étonné de me rendre compte, tous les jours un peu plus, que vous n’appliquez pas vos idées au sein du département que vous dirigez. Par exemple,les notions de démocratie participative, de combat contre l’exclusion, de respect des services publics, ne me paraissent pas plus mises en oeuvre dans les Landes qu’ailleurs : cruel manque de confiance envers les associations (j’entends celles crées et animées par des citoyens lambda), peu de réel partenariat, dérives dans l’utilisation du personnel ATOS des collèges, peu d’associations d’insertion et une grande difficulté à les gérer par manque de lisibilité de tous les acteurs concernés, etc, etc...
Je pense qu’il y a un gros travail à faire avec les élus et les directeurs de services au niveau d’une politique réellement durable et locale, à l’écoute des citoyens et des porteurs de projets.
Je vous remercie de m’avoir permis de m’exprimer.
La soif du pouvoir, l’ambition personnelle, le "paraître avant tout", l’argent comme seule religion ont conduit non seulement le monde politique, mais notre société dont il est censé être l’image au point où nous en sommes comme tu le décris si bien. Alors que faire ? Même si la lassitude nous gagne, je pense qu’il faut continuer à parler vrai, à défendre le respect de "l’Autre" et croire qu’un jour le bon sens et la bonne foie repredrons le dessus sur les égoïsmes qui nous pourrissent la vie. Courage Henri, ne change pas, même si nous ne sommes pas les plus nombreux,notre volonté d’un monde plus juste triomphera.
A Uguen :
"un engagement solennel sur des propositions qui se retrouvent dans le projet de 6éme république de Bayrou."
Le Nouveau Parti Socialiste proposait déjà la 6e République dans sa motion au congrès du PS à Dijon en 2002. Alors attribuer la paternité de la 6e République parlementaire à Bayrou est franchement exagéré !
Bonjour Henri,
Belle démonstration mais existe t’il encore aujourd’hui des hommes politiques de gauche ou de droite qui puissent se reconnaitre dans tes attentes. Ségolène, Laurent ou Dominique sont des bêtes de scène professionnelles qui ne renonceront pas au pouvoir et à la gloire aussi facilement que tu le décrit. Ils sont sans doute sincères mais trop accrochés à la fonction. Comment pourrait il en être autrement quand on brigue de telles responsabilités. Lionel quoiqu’on en dise à eu cette démarche mais c’est dure à assumer.
Mais tu as raison on peut rêver...
C’est drôle, vous dites que le projet PS2007 est timide sur les questions institutionnelles, et vous demandez un engagement solennel sur des propositions qui se retrouvent dans le projet de 6éme république de Bayrou.
Oui, le projet PS est timide, en raison de la grave crise de la démocratie représentative que nous subissons. Timide sur le cumul des mandats, timide sur le référendum d’initiative citoyen, timide sur l’ouverture du débat institutionnel avec les français. Il est timide et le devient encore plus et de façon arrogante lorsque l’on entend Ségolène et Montebourg faire la promotion de "la démocratie participative" pour résoudre la question. IL est quelque chose de sûr , c’est que "la démocratie participative" n’est pas à la hauteur de la crise démocratique que nous vivons. Voir des socialistes tromper les gens avec cela, me rend malade. Ce serait trop long, mais moi aussi je demande aux candidats de signer un engagement solennel (voir mon blog changerlarepublique.over-blog.com)avant de me décider pour qui voter. Je vous avoue que ce problème d’une société démocratique est l’élément qui déterminera mon vote. Merci de votre attention.
Henri, tu as raison. tu as raison. maintenant. rend la parole à celles et ceux qui sont dans le besoin. A celles et ceux qui ont voté NON. Henri, dis non à Royal. elle est tout ce que nous avons combattu ! bien à toi et fidélement, un militant sincère
Le projet du PS propose des réformes de la Constitution mais je pense qu’il faut aller plus loin en appelant clairement à une 6e République parlementaire. C’est le seul moyen d’engager la responsabilité d’un gouvernement.