Je ne sais pas de quoi se félicite le Président de la république française, sinon d’avoir obtenu de ses partenaires le moyen de s’asseoir sur le vote des citoyennes et des citoyens de son propre pays.
Ce mini-traité n’est en effet acceptable ni sur le fond ni sur la forme.
Sur la forme, substituer au vote légitime des français une ratification parlementaire ne relève pas de l’exploit mais de la falsification. Si, comme il le prétend, ce mini-traité est un exploit, Mr Sarkozy doit le soumettre au suffrage universel. On ne peut se prévaloir de ce dernier à tout bout de champ et commencer sa présidence en le mettant en quarantaine.
Sur le fond, excepté quelques habiletés qui ne trompent personne, rien ne bouge. L’objectif affiché de la « concurrence non faussée » a été gommé, mais les mécanismes de sa mise en œuvre demeurent dans leur intégrité. Tous les chefs d’état, comme les membres de la Commission, précisent que rien n’est changé : on enlève l’étiquette, mais on conserve la marchandise.
Le social reste totalement absent, et rien n’avance sur le vote à la majorité qualifiée sur la fiscalité : les paradis fiscaux continueront à bien se porter, et rien ne viendra affecter le mécanisme des délocalisations intra-européennes dont nos salariés de l’industrie font les frais.
Sur le terrain de la démocratie - l’impasse de l’Europe actuelle qui en explique beaucoup d’autres - on recule. La composition de la commission permettra une situation où les plus grands pays seront absents et le principe démocratique de base qui veut qu’un être humain en vaille un autre, restera lettre morte. La perspective d’une véritable construction politique européenne s’éloigne et la politique monétaire, archaïque et dogmatique, restera ce qu’elle est au détriment de la croissance européenne.
Sauf à renier un certain nombre des principes fondamentaux qui constituent leur identité, les socialistes ne sauraient prêter leur voix à ce simulacre qui consiste à imposer aux françaises et aux français ce qu’ils ont, en conscience et au terme d’un long débat, clairement rejeté.
Henri EMMANUELLI a raison... Mais sera-t-il entendu par le P.S., curieusement silencieux sur ce dossier central. A suivre...
D’un traité "constitutionnel" l’on passe au mini-trait "institutionnel"... où l’invitation proprette mais à l’identique faite aux Français d’acquérir pour 2009 ( ?!) un petit pot de vaseline... :-( Ca va mal se finir s’t’histoire !
tant que les français qui se situent à gauche n’auront pas compris qu’il faut se séparer de l’union européenne,la destruction de tous leurs acquis continuera jusqu’au bout et vu le pouvoir qu’a cette institution,au dessus de 450 millions de personnes,ce ne sont pas nos appareils politiqes(de gauche) qui risquent de changer grand-chose la seule solution pour se sortir de là, c’est : créer l’union libre des peuples libres d’europe
Bonjour,
Henri, tu as tort sur ce point. Oui, le Président peut se félicité de s’asseoir, pour ne pas dire autre chose, sur le vote des français. Mieux, il a compris que le Parti socialiste et ses élus devraient après la CIG adopter le texte.
Comble de l’ironie, les socialistes qui ce sont fait élire sur le principe "pas tout les pouvoirs à Sarko" vont devoir s’expliquer sur leur soutien à ce texte face à leurs électeurs. Une fois de plus, NOUS passerons pour des politiciens, NOUS prendrons une raclée aux municipales, aux régionales et NOUS nous étonnerons faussement d’un taux d’abstention record. Après cela, allez dire aux citoyens de voter !
Enfin, même si le mandat impératif est nul. Il est particulièrement désespérant et choquant que le peuple pourtant seul détenteur du pouvoir souverain, soit purement et simplement écarté des choix importants, au profit de ses représentants.
Cela m’amène a une réflexion. Au TCE, j’ai voté contre. Aux législatives, je n’ai pas voté pour celui qui a été élu. Lui-même, député UMP n’a jamais fait campagne pour le TCE, pendant la campagne des législatives, il n’avait aucune opinion sur la question européenne, le sujet n’est même pas évoqué dans sa propagande ! Pourtant, celui-ci votera le texte comme étant mon représentant !
Est-ce qu’il n’y a pas là, quelque chose d’incongrue voir d’absurde ? Tout évolue sauf ces questions fondamentales.
Par contre, je trouve l’idée de Pierre Bellanger très intéressante. Instaurer une primauté du politique sur la finance me semble essentiel. Sur ce plan là, nos libéraux devraient s’inspirer des méthodes outre-atlantique.
Amitiés socialistes
Heureusement au PS, il y a Henri. Son intervention me fait penser au dernier livre d’Eva Joly que je viens de dévorer. Un bon livre pour les vacances. Je cite : " S’il faut une cible, désignons les paradis fiscaux. S’il faut des mots, disons-les : c’est grâce à eux que le butin des razzias financières de la corruption et de la tyrannie échappe au regard des juges, du fisc, et de l’opinion. Rien, aucune enquête judiciaire, aucun discours politique d’envergure n’a jamais attaqué cette forteresse artificielle qui n’est défendue par aucune armée, qui arbore le drapeau trompeur de la liberté et de la concurrence. La démocratie a baissé les bras. Il lui reste des enceintes, des conférences, où la morale est de bon ton, mais elles sont des volières dorées, où les mots s’envolent sans jamais aller plus loin. le combat frontal n’a pas été mené. La raison en est simple : les paradis fiscaux n’existent qu’avec l’accord des grandes places financières internationales....etc..." Ne cédons pas à l’appel des sirènes, ne nous renions pas ! Jean-Marie LAOUT
Je viens d’envoyer un massage de colère contre l’agressivité dont ot faitpreuve demorand et guetta à votre encontre je partage vos conceptions de l’avenir du pays, mais je suis perplexe quand je vois vos commentaires sur le mini traité d sarko et ceux de lang et guigou je sais que des problèmes d’appareils vous lient au ps mais n’est il pas temps pour rest fidèle à nos idéaux de quitter ce parti génétiquement pseudo réformatur pour une véritable gauche de changement face à un ultra libéralisme de plus en plus inhumain et cynique
quelle force aurait un parti véritablement de gauche à ’image du LINKE allemand
evitez la schizofrénie faites le pas une immense espérance est latente non seulement chez les vrais gens de gauche en france mais chez tous les peuples d’amérique latine et d’afrique Bien à vous J L uc Pagès
La question de l’énergie prend une importance cruciale et ne doit pas être méconnue. — Une mise au point ici : Vers la fin de l’uranium — Nous allons vers un doublement du prix de l’électricité nucléaire à court terme, vers la pénurie ensuite et l’arrêt de nombreux réacteurs. — Pendant ce temps, l’éolien et le photovoltaique font d’énormes progrès en Allemagne et en Espagne (10 fois plus en 10 ans). — Une bonne occasion pour reprendre l’initiative politique.
Bonjour cher Emmanuelli, Enfin des paroles vraies ! En effet, le Non au TCE est fondateur de nouveaux clivages politiques comme l’a été la lutte contre le colonialisme. Merci de prendre la parole même si certains au PS vous présentent comme mourrant. J’attends de suivre vos consignes politiques et dès que l’on doit quitter ce PS qui étouffe, je vous suis ! adishat
Bonjour,
Bien sur que ce "mini-traité" est une forfaiture, voir une escroquerie, mais franchement, que pouvions-nous attendre d’autre du "Petit Nicolas" ? Ne soyons donc pas surpris par ce geste qui vient simplement à la suite d’autres qui sont tout autant réservés à une partie de la population, dont on connait par ailleurs les appétits insatiables pour le Pouvoir et les privilèges qui s’y rattachent. Bien sur, ce ne sont pas les 19 millons de français(es) qui ont voté pour ce sinistre bouffon qui en profiteront mais comme d’hab, le premier cercle de ses ami(e)s, ceux la même qui ont certainement influncé le vote de certains d’entre nous de part leur main-mise sur les médias, entre autres. Et qui paiera la note de tous ces cadeaux ? Le Smicard moyen dont le salaire ne bougera pas d’un iota cet été, le chômeur, déjà pris dans le collimateur des inspecteurs des Asseci-Anpe réunies, tous ceux et toutes celles qui vivotent au ras des paquerettes et attendent avec angoisse les prochaines destructions de ce qui leur reste des derniers boucliers des acquis sociaux. Si ce nouveau parlement est censé représenté le Peuple, pourquoi ne se met-il pas à son niveau de revenus ? Ceux-la mêmes qui se prétendent nos "porte-paroles", ne pourraient-ils essayer de vivre au Smig ? Mais je m’égare, et bien sur qu’il faudra tenter de lutter contre ce traité qui n’est que la copie réduite de l’autre. D’ailleurs, l’Union Européenne n’est qu’un Vaste Marché Commun, rien de plus !!! G.Lecoq.
Merci de cette information sur le contenu de ce mini traité. Mis à part la suppression de l’article sur la concurrence libre et non faussée, toutes les autres phrases définissant le système économique monétariste seraient maintenues.
Par contre j’apprend avec bonheur que les socialistes commencent à dénoncer ce système qu’ils ont eux-mêmes mis en place en 1983 et 1993. A tout péché, miséricorde, car l’erreur est humaine. Que dirais-tu de la suggestion suivante : Créer une Charte de la vie siciétale, qui definirait selon l’éthique de la Déclaration des Droits de l’Homme, la hiérarchie qui devrait régner entre le Politique, l’Economie et la Finance. La primauté reviendrait au Politique, comme elle est inscrite dans nos valeurs. Ne penses-tu que ce serait un outil d’éducation populaire en matière de vie en société. A la section les camarades se plaignent d’être si peu instruits en cette matière.
Bien cordialement, en oubliant les échanges houleux précédents.
Bonjour Henri Emmanuelli, Cher camarade,
Qu’ajouter de plus à ce que vous avez si bien dit, si non rappeler qu’aux termes de l’accord négocié à Bruxelles, les nouvelles règles (majorité qualifiée de 55 % des Etats membres et de 65 % de la population) n’entreront en vigueur qu’en 2014 et même seulement en 2017 si un groupe d’Etats le réclame. Il va donc falloir vivre une décennie avec les procédures de vote actuelles ! Pourtant les principaux médias français, avides de revanche sur un 29 mai qu’ils n’ont jamais pardonné, font passer le message selon lequel l’accord « permet de sortir de l’impasse institutionnelle où l’avaient confinée les non Français et Néerlandais. CQFD ; Diabolique Sarko !
Amitiés socialistes, Gilbert de Pertuis en Luberon.
Comme d’habitude Emmanuelli n’a rien compris ou tout du moins se préoccupe plus de la bataille interne qu’il entend mener au sein du PS en faisant du vote parlementaire sur la question européenne un levier pour son combat ( ?) politique. L’enjeu c’est en fait de construire la "Maison -Europe" dans laquelle ensuite le jeu politique (droite/gauche, social/libéral, uniformité/diversité) jouera à plein selon les majorités. Pour le moment nous avons l’Europe du capitalime qui fait ce qu’elle veut sans aucun contre poids institutionnel sur lequel les syndicats pourraient s’appuyer. Et cette Maison ce sont 270 partis politiques (disons 10 par pays ) qui doivent se mettre d"accord pour la construire : Quand on enlève les extrêmes, qui sont contre tout, et qui parlent de LEUR internationalisme (ce qui est comique et d’ailleurs on voit ce qu’il reste de la troisième internationale) et je place Emmanuelli dans le lot, il reste environ 200 partis politiques qui doivent avoir la sagesse de trouver UN COMPROMIS pour bâtir la Maison. On le doit aux millions de jeunes dont on salue le sacrifice chaque année devant les monuments au morts en terminant par la celèbre phrase "plus jamais çà" pour s’y asseoir immédiatement dessus, Emmanuelli en tête.
Le reniement est à la mode au PS : - ses alliances, son idéologie, son histoire...... Certains ne vont pas s’arrêter là, il suffit d’écouter les médias qui font l’éloge du vilain nabot. La mise en scène qui a précédé l’accord est à l’image de sa conclusion : ridicule.
A lire aussi : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-06-25-Retour-du-TCE
Amitiés, un socialiste (enfin je crois)
M. Emmanuelli,
Je suis en accord avec une partie de votre article. J’ai fait campagne pour le non lors du référendum (je n’ai pas voté car j’avais mes 18 ans 15 jours après !)
Je trouve qu’on ne peut cependant pas reprocher à cette constitution de ne pas intégrer la politique sociale puisque déjà on lui reproche d’être libérale. Selon moi, une Constitution ne doit mettre en place que les institutions et aucune politique ne doit y être définie.
Je me suis battu la dernière fois là-dessus, et je crois qu’il y aurait plus de cohérence à redemander la même chose.
Quant aux votes, je me rappelle encore d’un clip du PS dans lequel Dominique Strauss-Kahn (que par ailleurs j’apprécie dans nombreuses de ces propositions), nous disait que la France aurait une place plus importante... et l’égalité ? J’estime qu’un système dans lequel deux élections : l’une par pays (un Sénat ou un Conseil qui ne peut que faire réétudier le texte par exemple) et l’autre par habitant (le Parlement Européen qui légifère) serait une solution adéquate.
Merci d’avance pour vos réponses à mes quelques préoccupations.
Très cordialement.