Le nouveau chantage pratiqué sur les salariés de Bosch est inacceptable - Pour la deuxième fois, la direction de Bosch exerce une pression sur les salariés au nom d’une prétendue meilleure compétitivité. En réalité, le groupe Bosch, largement bénéficiaire avec un chiffre d’affaires en hausse continue, ne vise que de meilleurs dividendes.
Pour la deuxième fois, la direction de Bosch exerce une pression sur les salariés au nom d’une prétendue meilleure compétitivité. En réalité, le groupe Bosch, largement bénéficiaire avec un chiffre d’affaires en hausse continue, ne vise que de meilleurs dividendes.
En juillet dernier, le Ministre de l’Economie et des Finances dénonçait dans un interview le « chantage » pratiqué en Allemagne dans une configuration identique, soulignant qu’il « ne serait pas acceptable chez nous ». Le Secrétaire d’Etat au budget en rajoutait, précisant qu’il s’agissait d’un « chantage terrifiant ».
On aimerait aujourd’hui les entendre, alors que c’est bien la loi Fillon votée par la droite en 2003 qui permet à Bosch, comme à Hewlett Packard ou ailleurs, de pratiquer ce type de chantage en toute impunité.
Plus largement, le sort des salariés de Bosch pose une fois de plus la question de la protection de l’industrie européenne. Les dirigeants européens réunis aujourd’hui seraient mieux inspirés d’y réfléchir sérieusement, plutôt que d’offrir l’affligeant spectacle de leurs querelles boutiquières.