Henri Emmanuelli, député socialiste des Landes, a dénoncé jeudi 29 septembre « l’opacité » de la gestion de la crise de la Société nationale Corse Méditerranée par le gouvernement.
Dans le cas de la SNCM, "on a à faire à quelque chose d’opaque et c’est cette opacité qui occasionne les dérapages", a estimé M. Emmanuelli sur Canal+, en exprimant son opposition à une privatisation de l’entreprise. Il a ajouté que le groupe socialiste demandait depuis longtemps "une commission d’enquête parlementaire sur la globalité" de la situation de la SNCM.
« Qu’il y ait des problèmes à la SNCM, je n’en doute pas. Mais l’image que les médias sont en train de faire à la SNCM est complètement téléguidée par le gouvernement », a dénoncé l’ancien président de l’Assemblée nationale.
Henri Emmanuelli a ajouté que « si le gouvernement recule » sur la privatisation en envisageant un maintien partiel de l’Etat dans le capital de la SNCM, « c’est qu’il ne se sent pas très tranquille ». Le gouvernement « ne souhaite sûrement pas qu’à côté des lignes purement corses, on regarde l’ensemble de ce qui s’est passé depuis quelques années sur l’ensemble du groupe", at il dit.